NOTRE SILENCE NE SIGNIFIE PAS ABSENCE

chut

COMMUNIQUER NE SIGNIFIE PAS ETRE EFFICACE

Dans cette société de l’instantané, de l’immédiateté, de la sur-communication, il semble que seuls ceux qui font du bruit existent. le silence est souvent compris comme une absence, un manque d’activité, un endormissement.

Ces dernières semaines nous ont apportées leur lot de communication intense, mais ces communications sont elles efficaces démontrent-elles une ou des actions pertinentes ? Rien n’est moins sûr.

Nous avons eu dernièrement une communication faisant le constat de la situation dramatique dans laquelle se trouve la profession. Nous ne pouvons qu’adhérer à ce constat, d’autant plus que dès le début 2017 j’avais, dans une réunion du CSER, alerté sur le risque de perdre 25% de la profession en 18 mois. Mais faire un constat sans en chercher les causes et sans proposer des perspectives d’avenir cela n’a rien d’intéressant sauf à faire du bruit. Le seul intérêt est de laisser à penser à ceux qui lisent sans se poser de question que les rédacteurs sont à la pointe du combat qui doit tous nous préoccuper. Je reviendrai dans un autre post sur mon analyse des causes de notre situation.

Dernièrement un coup d’éclat a été réalisé, des exploitants ont sur un centre d’examen de la région parisienne, intercepté un enseignant de la conduite qui accompagnait,dans un véhicule double-commande, un candidat libre. La police était présente est a interrogé l’enseignant en question. Résultat il est reparti sans être inquiété. Ce résultat était à prévoir il n’est pas interdit à un enseignant d’accompagner un candidat libre, il faut prouver qu’il y a rémunération et cela est très compliqué. Voilà donc une action qui n’a permis que de faire du buzz, mais la conclusion de l’article de presse ne va pas dans le bons sens pour notre profession et notre combat.

Voilà un coup d’éclat parfaitement contre productif, il suffit de lire la conclusion de l’article pour le comprendre.

Face à nos adversaire le combat est compliqué, il ne suffit pas de savoir que nombreux sont ceux qui sont dans l’illégalité, il ne suffit pas de le dire ou de le montrer, il faut le prouver.

Il faut prouver le travail non déclaré de ces moniteurs qui acceptent de travailler en étant payés en espèces pour faire des leçons de conduite dans des voitures double-commandes de location, cela n’est pas simple et ne relève pas de nos compétences. C’est à l’Etat et aux administrations de faire ce travail mais force est de constater que très peu de choses sont faites.

Il est certain que depuis 2014 le gouvernement HOLLANDE à considérablement mis à mal notre profession, ne nous faisons pas d’illusion avec le gouvernement actuel rien ne laisse présager un changement de cap.

Je ne crains pas de dire que l’ensemble de ceux qui ont été aux affaires, ministres ou députés sous le quinquennat HOLLANDE sont les assassins d’une profession qui, avant eux, créait des emplois et qui aujourd’hui compte ses dépôts de bilans.

TOUS RESPONSABLES DE LA LIQUIDATION DE LA PROFESSION sur l’autel de l’économie.

L’enseignement de la conduite n’est pas considéré par ces gens là comme un maillon de la sécurité routière mais comme une variable d’ajustement du pouvoir d’achat des français. Evidemment ils se défendront en disant que c’est le modernisme, que c’est la loi du marché. Personnellement je ne crois pas à la main invisible du marché laquelle est largement téléguidée par Bercy et par l’Europe (lire les GOPE).

Bercy n,’a que faire de de la perte de milliers d’emplois qui sont invisibles car disséminés un par ci, deux par là, la presse n’en parlera pas et tout le monde s’en fiche du moment que le permis est moins cher.

Je veux rappeler que l’UNIC, branche éducation routière de la FNA,  est la seule organisation a continuer le combat juridique.

Face a des adversaires qui ont des moyens colossaux l’UNIC finance les procès grâce à ses adhérents qui supportent à eux seuls un énorme poids financier pour l’ensemble des professionnels.

Ces actions coûtent des fortunes, de jugements en appels, ces actions sont longues et ne souffrent pas de communication tapageuses.

Le  11 janvier 2018, dans notre action contre une plateforme le jugement nous a été défavorable, trois avocats ont été surpris du résultat. Contre une autre plateforme sur le même débat de fond un jugement nous avait été favorable.

Le dossier est actuellement en cours d’analyse chez un avocat près de la cour de cassation, nous en attendons les conclusions pour décider d’aller plus loin ou pas.

Une autre audience est en attente contre une autre plateforme, le jugement du 11 janvier ne faisant pas jurisprudence nous restons optimistes.

Vous le voyez le silence de l’UNIC ne signifie pas que l’UNIC dort.

Dans ces moments difficiles les chefs d’entreprises sont obligés de faire des choix économiques de réduction des charges, une cotisation syndicale ne doit pas être considérée comme une charge  car elle est source d’informations, de lutte et de défense, de solidarité professionnelle, les syndicats sont indispensables l’effort de cotisation doit être poursuivi car il constitue une aide pour votre entreprise.

En rejoignant l’UNIC vous soutenez l’effort de lutte juridique, vous le renforcez et vous démontrez à nos adversaires notre volonté commune de ne rien lâcher.

Dans ce tintamarre de communications peu efficientes choisissez la seule organisation qui n’a pas renoncé au combat le plus important, le plus juste mais aussi le plus difficile.

 

3 comments on “NOTRE SILENCE NE SIGNIFIE PAS ABSENCE

  1. Bonjour philippe ,
    comme tu le dis si bien les pouvoirs public ne nous étendent pas , et bien même si ils avaient une oreille bienveillante , ils ne veulent pas que notre profession survive au cataclysme ….. quand l’administration et l’état d’une façon plus large veulent la mort annoncée d’une profession laisse soit pourrir une situation ou créer une situation de concurrence déloyale qui a terme nous tue …. je suis sur bordeaux nous nous sommes rencontré a plusieurs reprise au cours des différents congres entouré entre autres de Sandra C…. représentante de la gironde pour l’UNIC et bien d’autre … mais voila je suis une victime et j’ai déposé les armes , dépôt de bilan , dieu sais que j’aime mon métier mais la situation est devenu trop difficile …. j’ai tout perdu ….. je suis et resterais fidèle a l’UNIC même si je redeviens salarié .. pour ceux qui reste , pour ceux qui continue de tenir l’étendard , je suis avec vous tous avec l’unic , avec toi Philippe …..

    • Merci à toi et surtout bon courage pour la suite. Au Canada les auto-écoles revivent, mais il aura fallu du temps et des morts sur les routes. Mais ça Bercy n’y croit pas, Bercy ne voit que l’économie.
      Amitiés

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