LA MODERNITÉ C’EST NOUS !

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NON NOUS NE SOMMES PAS L’ANCIEN MONDE.

 

La pensée actuelle veut que le monde moderne soit le monde numérique, le monde de la technologie et de la 3ème révolution industrielle.

Nous ne pouvons nier cette révolution qui chamboule tout, ou devrais-je dire qui disrpute (de l’anglais to disrupt) nos métiers, nos organisations sociales etc. Nous serions donc les anciens face au nouveau monde, ce dernier ayant pour objectif de nous remplacer pour construire le monde moderne. Car pour les tenants de la modernité il n’y a pas d’autres choix : nous devons disparaître.

Pour atteindre leurs objectifs ceux qui se veulent modernes sont prêts à tout et ringardiser l’adversaire fait partie de la stratégie. Ainsi, par exemple, nous ferions des cours de code dans des salles obscures.

Nous serions donc d’affreux ringards qui n’auraient même pas connaissance de l’existence de l’ordinateur, de l’informatique et de l’Internet. Bientôt ils expliqueront que nous travaillons avec des minitels et des plumes Sergent Major.

Evidemment il n’en n’est rien et la plupart des écoles de conduite possèdent des ordinateurs, des sites Internet, proposent des tests de code via Internet, beaucoup travaillent avec des simulateurs de conduite. nous n’avons pas attendu les nouveaux arrivants pour évoluer. Nous ne sommes pas les sauvages découverts par des hommes modernes et qui doivent s’incliner face au progrès, si progrès il y a. D’ailleurs notons que quand l’homme moderne découvre une nouvelle terre il qualifie l’occupant de sauvage et le détruit pour prendre sa place.

L’évolution technologique est un progrès si elle permet aux hommes de mieux vivre. Elle ne l’est pas si elle ne profite qu’à certains au détriment du plus grand nombre. Le vrai progrès c’est de permettre à tous d’améliorer ses conditions de vie.

Or, dans notre cas, l’évolution technologique ne profite qu’à quelques-uns au détriment du plus grand nombre. Même les consommateurs n’y trouvent pas leur compte. Les professionnels historiques sont  poussés vers la sortie et les consommateurs sont victimes du mirage numérique. Les taux de réussite de ces candidats libres sont très faibles, ce qui induit un prix final très éloigné du prix d’appel, un engorgement du système et des délais d’attente très long. Le progrès technologique n’est qu’un mirage.

Les tenants des technologies du numérique nous vendent cela comme une nouvelle liberté pour le consommateur. Ce qui laisse entendre que le consommateur n’était pas libre et qu’il était prisonnier de la méchante auto-école. Donc le mot liberté est lâché, liberté d’apprendre où je veux, liberté d’apprendre quand je veux et avec qui je veux. Effectivement dit comme cela c’est formidable. Mais c’est un vite oublier qu’une formation n’est pas un objet de consommation comme un autre. Un apprentissage demande un suivi, un encadrement et donc changer d’enseignant trop souvent n’est pas positif pour l’apprenant et en final ce genre de liberté peut se révéler être très négative en terme de durée de l’apprentissage, de réussite à l’examen et de coût. il s’agit donc d’un mirage. Mirage auquel nos politiques et les hauts fonctionnaires de Bercy (DDGCRF) semblent se laisser prendre.

Nous n’arrêterons pas le progrès, nous devons juste le mettre à sa place.

Nous ne supprimerons pas les plateformes, elles sont là et bien là. Le tort de la profession a été de ne pas s’approprier les nouvelles technologies. Que nous ayons combattu les plateformes est normal et légitime, mais en même temps nous aurions dû nous mettre en marche et accepter de changer. Au lieu de cela la profession s’est arc-bouté  sur ses réglementations, faisant preuve d’un conservatisme et d’un immobilisme qui l’amène droit vers l’abîme. Ne rêvons pas nous n’avons pas d’autre choix que de changer, faute de quoi nous sommes déjà dans le couloir de la mort.

Mettre le progrès à sa place, c’est à dire en faire un outil de mieux être pour tous, un outil au service de tous, consommateurs, professionnels salariés et patrons. Faire ce que les nouveaux arrivants n’ont pas fait c’est à dire ne pas en faire une illusion de progrès mais un progrès réel. c’est en faisant cela que nous serons modernes. Notre faiblesse se situe dans notre manque de moyens et notre individualisme excessif. Notre force se trouve dans notre capacité à nous regrouper, à nous unir pour construire l’école de conduite du futur. Nous en sommes capables car nous avons de nombreuses compétences, nous pouvons y arriver à condition de sortir de cet individualisme qui nous tue, nous pouvons y arriver à condition d’accepter le changement et de jeter tout ce que nous avons de conservatisme et d’immobilisme.

 « Sans cesse le progrès, roue au double engrenage, fait marcher quelque chose en écrasant quelqu’un » (Victor Hugo, écrivain et poète français, 1802-1885).

LES MODERNES C’EST NOUS !

Oui nous sommes bien plus modernes que nos adversaires, nos politiques ne l’ont pas compris aveuglés qu’ils sont par le numérique qui est devenu leur nouveau dieu. Si le numérique c’est l’ubérisation de la société et la paupérisation des professions, alors cela n’est pas moderne c’est un retour ultra rapide au 19ème siècle. Et pour paraphraser Pierre DAC je dirais que quand les travailleurs n’auront plus de protection sociale nous aurons fait un pas en avant dans la marche arrière du progrès. C’est bien ce à quoi nous amènent le rapport DUMAS et le Président MACRON.

Nous sommes donc modernes car nous refusons, non pas la technologie, mais la destruction des protections sociales. Or nos adversaires et les communicants des politiques nous présentent comme de farouches opposants à l’évolution technologique. Et bien non messieurs, nous sommes pour la technologie, mais elle doit être pour le bien de tous.

Nous sommes bien plus modernes que vous voulez bien le faire croire.

 « Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous » (Aristote, philosophe grec, 384-322 av. J.-C.

 

2 comments on “LA MODERNITÉ C’EST NOUS !

  1. Projet de société comment faire que les riches soient encore plus riches? Solution plus de salariés ..Comment on fait on prend plutot des auto entrepreneurs ou micro entreprise ..On leur fait croire au debut que c est formidable pour eux ..Et quand nous avons le marché on les pressent comme des citrons ..Comment lutter contre cela si je le savais ?

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